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5 articles avec textile

moline

Publié le par anne au pays des girafes

En ce moment je travaille sur des sièges. Il semblerait que, tout comme les feuilles tombent en automne, il y ait des saisons pour les meubles... En 2008 j'avais surtout trouvé des tables de nuit, et en cette fin d'été il y a 10 chaises et fauteuils qui attendent que je m'occupe d'eux. C'est dans ces moments là que j'ai besoin de tissus. J'ai déjà raconté que je vivais près du Marché Saint Pierre, et c'est donc tout naturellement  là que je vais m'approvisionner. Mais si le Marché Saint Pierre offre une grande diversité de produits, dans toutes les qualités et dans tous les prix, j'ai mes préférences. Comme la boutique Moline, qui vend des tissus merveilleux et qui a son propre département de création qui vaut véritablement qu'on s'y arrête. Il y a plusieurs boutiques, dont vous trouverez les adresses ici (même si le site n'est pas renversant, il semblerait qu'une version plus attrayante soit en cours de réalisation). Et le show room se trouve au 3 rue Pierre Nodier. Chez Moline, je retrouve le "Bonheur des Dames "de Zola, le frémissement de désir devant les centaines de nuances de soies vertes, ma main qui caresse le grain du tissu, le crissement, le frottement, le chuchotement  que je provoque en promenant mon doigt sur les rouleaux, et je veux tout avoir...J'espère que ces images suffisent pour justifier mon enthousiasme. Vous imaginez ce que ça donnerait avec un bon appareil photo et des éclairages? Et même si les prix pratiqués sont un peu élevés (de 50 à 150 euros le mètre environ) au regard de mes propres tarifs, ils sont indéniablement justifiés quant à la qualités des matières utilisées et du résultat obtenu. Je me souviens alors que lorsque je suis entrée en 2nde F12, section Arts Appliqués, je voulais faire de la création textile. Ou du dessin animé. Mais je me sens assez proche de cet univers, les motifs peints à la main puis rebrodés m'enthousiasment, et les quelques mots échangés avec Karin Sajo, la créatrice attitrée des tissus Moline à propos de sa manière de travailler m'ont confortée dans mes envies de bidouillage et d'expériences. Alors si vous voulez de belles choses, de belles matières, allez prendre une grande bouffée de beauté chez Moline!

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encore un chapeau!!

Publié le par anne au pays des girafes

Et bien oui!, encore un chapeau. Parce que comment puis-je espérer apprendre, et faire des progrès si je ne m'obstine pas? Pour ce qui est de la matière, ça commence à être convaincant. Les assemblages des différentes couleurs sont vraiment solides. Mais pour les formes, elles sont très variées et totalement imprévisibles!!! J'ai aussi fait une expérience rigolote: partant du fait que la laine peut aussi être feutrée au savon noir et à l'eau, et aussi parce que j'aime bien la laine bouillie (sans faire de confusion!), j'ai emporté un de mes essais de chapeau au hammam! Je l'ai mis dans la pièce la plus chaude, je l'ai frotté au savon noir, le résultat est que les couleurs se sont un peu désolidarisées mais que chaque morceau est devenu plus dense. Donc avec des couleurs parfaitement agglomérées ça peut devenir intéressant. Et comme je passais difficilement inaperçue (le chapeau était probablement la seule pièce de vêtement de tout le lieu!), une dame originaire du Maroc est venue me poser des questions, et m'a raconté que sa maman feutrait la laine  en la plaçant au dessus d'un couscoussier. Ce qui finalement est beaucoup plus pratique que d'apporter tout mon bazar au hammam... Elle m'a aussi raconté comment  obtenir un blanc éclatant: en mettant dans ce même couscoussier un morceau de charbon et du soufre! Quant à ce fameux chapeau, après tous ces traitements et consolidation, il s'avère être devenu un peu grand (est-ce que la laine n'est pas censée rétrécir à haute température?) et serait tout à fait à sa place en bonnet de bain d'Esther Williams. Et surtout, en sortant de chez moi tout à l'heure j'ai réalisé que ce couvre-chef commencé au coin d'un feu en Touraine ressemblait furieusement à ... mon paillasson! Où va se nicher l'inspiration...

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expérimentations

Publié le par anne au pays des girafes

Il y a près d'un mois que j'ai découvert le feutrage de laine cardée, et je bricole, je tâtonne, j'expérimente, tout ce que j'aime! Je continue de (tenter de) faire des chapeaux, parce que ce sont de petites pièces, et aussi hasardeux que soit le résultat le temps que j'y consacre reste raisonnable au regard des résultats obtenus... Premier constat: c'est difficile d'évaluer la taille! J'ai fait 5 chapeaux, celui qui était destiné à Juliette est à peu près à la bonne taille. Les autres sont immenses! J'apprends aussi à rester patiente, car une fois que la laine est bien feutrée, uniforme, passée à la vapeur d'un fer à repasser, il est difficile, voire impossible d'y raccorder des morceaux. Il faut donc laisser l'ensemble dans un état intermédiaire jusqu'à la fin, et il est donc difficile de se faire une idée précise du résultat. Comme si ça restait un brouillon jusqu'au bout. Ensuite, chaque zone "approximative" le devient encore plus après un passage dans l'eau très chaude. Alors même s'il est conseillé de ne laver qu'à l'eau froide, c'est une faiblesse sur laquelle je ne peux pas fermer les yeux. Quoi qu'il en soit, les chapeaux ce n'est qu'un support d'expériences. Parce que c'est un travail très précis, modeler des volumes non développables ne s'improvise pas, et surtout je découvre des textures et des matières qui me semblent très intéressantes pour travailler la lumière!Détail supplémentaire auquel j'attache de l'importance: je me fournis chez Pain d'épices, passage Jouffroy (j'en parle plus précisément ici). Eux mêmes proposent des laines provenant de divers fournisseurs. Et les couleurs les plus belles viennent toutes du Népal! Sachant que le papier népalais reste mon matériau de prédilection, de là à y voir une invitation pour un voyage auquel je n'avais jamais pensé, il n'y a qu'un pas que je franchis allégrement!

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devoirs de vacances

Publié le par anne au pays des girafes

Cette semaine j'étais en vacances en Angleterre. Mais comme je suis une "workaholic" (rigolez pas, les amis...), j'avais emporté de quoi bricoler. Et voilà, je me suis lancée dans l'industrie chapelière, j'ai même commencé à former une assistante. Alors, comme d'habitude, j'improvise... un semblant de structure en étoile de mer, mon assistante piquepiquepique directement sur ma tête (en douceur, c'est une bonne assistante!) et voilà! Comme la destinatrice de ce chapeau n'était pas très chaude pour être en photo, je l'accompagne. Comme ça, il y a mise en situation dedans et dehors!Quand j'ai passé mon bac section arts appliqués, je voulais faire de la création textile. Je n'ai pas été admise dans les BTS qui me tentaient, par contre j'ai réussi le concours d'entrée à l' Ecole Nationale de Création Industrielle, autrement plus prestigieuse que les écoles auxquelles j'aspirais. Dans les locaux de cette école,au 48 rue Saint Sabin dans le 11ème, le dernier étage accueille l'Atelier National d'Art Textile où j'allais rêvasser, un endroit magnifique sous les toits. Et aujourd'hui, enfin, je reviens vers les fibres textiles. Quelquefois il faut prendre son temps. Et si je n'étais pas passée par la phase design industrielle, peut être serais-je moins bricoleuse, mélangeuse, expérimentatrice et tout et tout...et si, et si, et si...

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diversification

Publié le par anne au pays des girafes

Je suis dingue de tissus. Attention, ne mélangeons pas tout, les fringues je m'en fiche plutôt, en 2008 j'ai acheté UNE robe, et c'était en décembre! Mais les tissus et moi c'est fusionnel. Ma première expérience vaguement érotique c'était en lisant "Au Bonheur des Dames" de Zola... la montée crescendo de l'excitation et du désir des femmes devant la profusion d'étoffes, de matières, de couleurs offerte par ces 1ers Grands Magasins m'avait vraiment troublée, le vertige des sens et la promesse d'être plus belle par le biais des vêtements que deviendraient ces étoffes, j'étais toute étourdie et j'avais 10ans! En cinéma c'était plutôt "Duel au soleil" de King Vidor, ce qui est assez rassurant puisque ça ne me classe pas d'office dans un fétichisme textile systématique! Mais le fait que je vive près du marché Saint Pierre (excellente caverne d'Ali Baba pour tout ce qui est tissus à Paris, je dis ça parce que tout le monde n'est pas parisien) me fait vivre des moments de folie consumériste de temps en temps. Et quelquefois ça tombe bien parce que je m'improvise couturière... pour noël j'ai eu envie d'habiller les filles de mes copines. Vous noterez le choix extrêmement judicieux des étoffes, en effet quoi de mieux qu'une petite cotonnade pour affronter l'hiver? Mais ça n'est pas grave, parce que c'est trop grand et il est possible qu'elle grandisse suffisamment d'ici le printemps, ou mieux! l'été, afin d'être en conformité avec ma robe. Pas de grande fantaisie ni de créativité débridée, mais j'ai bien aimé faire ça. Il y en a deux autres mais je n'ai pas encore les photos. Oh la la, quel sens du teasing, mazette!                                                                                                   
Après ça je me suis prise de passion pour le feutre. L'idée de fabriquer mes propres matériaux, avec mes motifs mes couleurs, de construire un vêtement, un chapeau, un sac, en sculptant la matière, en ajoutant plutôt qu'en recoupant, j'ai envie j'ai envie j'ai envie. Dans la même idée, je fais un parallèle avec un jeu que j'aime beaucoup, le Jeu de go, dans lequel on commence sur un plateau vide, sur lequel les deux joueurs viennent construire leurs territoire. Analogie qui me rassure quant à ma cohérence dans mes élans et puis c'est tout. J'ai trouvé tout le matériel nécessaire ici, des laines cardées et les outils qui vont avec. Des outils qui se résument à une plaque de mousse et des aiguilles crantées, c'est magnifiquement minimaliste! La laine se présente ainsi, dans des couleurs toutes plus belles les unes que les autres.                                                                                                       

Et après traitement, qui se résume à un piquage frénétique de ces fibres avec l'aiguille crantée, les crans entraînant d'abord certaines fibres dans la descente, en entraînent d'autres dans la remontée, les emmêlant ainsi jusqu'à obtention d'une surface dense et uniforme. En mélangeant les laines on obtient des motifs, et voici le début de ce qui va devenir une robe pour ma filleule:                                                    

Bon, je dois admettre que je me suis beaucoup piqué les doigts, à force je vais finir comme la belle au bois dormant. Mais j'ai eu le bon sens de ne pas saigner sur ce blanc immaculé. D'ailleurs, vous pouvez noter une nouvelle fois ce fameux bon sens: une robe en laine, blanche en grande partie!, qui ne se lave qu'à l'eau froide et à la main, ça me semble parfait pour une enfant de 2 ans et demi... Combien de fois me suis-je dis, sur des expos de créateurs "mais des vêtements en cachemire et soie pour des enfants c'est n'importe quoi!". Et bien je fais pareil, et je me fais plaisir, et on s'en fiche c'est pour un cadeau.  




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