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3 articles avec bricolage

C'est un peu rose, non?

Publié le par anne au pays des girafes

Il y avait chez moi ce fauteuil, trouvé dans la rue il y a presque 10 ans. Un fauteuil épatant, avec une ligne qui évoquait la fin des années 50, et qui surtout était terriblement confortable. La face sombre de cette histoire, c'est que mes chats en avaient fait leur exutoire, leur souffre-douleur, leur arbre-à-chat... Sachant que l'un d'eux se prend pour Richard III, le combat pour la préservation du fauteuil était perdu d'avance. Ces dernières années le fauteuil était recouvert d'une couverture violette à poils longs, d'où dépassait des lambeaux de skaï vert. Conséquence de ces lambeaux, la mousse de latex soumise à la lumière du jour séchait, durcissait, tombait en poussière. Mais tout ça, c'est du passé. Il y a quelques semaines, en allant acheter du papier népalais j'ai craqué pour un faux cuir d'autruche rose (pour les particuliers, se trouve ) et je me suis décidée à sauver ce qu'il restait de mon joli fauteuil. Mais le sujet n'est pas tant ici mes nouvelles compétences en réfection de siège qu'au contraire le constat que ça n'est pas mon métier. Heureusement, je l'ai fait pour mon usage personnel.

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Pendant des années lorsque je montrais mon travail sur des expos de créateurs j'entendais régulièrement cette phrase, devant ma production comme celle des autres exposants. Un couple passait, la femme se penchait doucement sur le côté et murmurait à l'oreille de son homme "tu me feras la même chose". Pas comme une question mais une certitude. Et à la fois ça m'agaçait profondément et ça me faisait beaucoup rire aussi. Parce que dans les faits, pour faire ce que je fais il suffit d'avoir envie. D'avoir suffisamment envie. On a tous deux mains, des yeux, un minimum de bon sens. Mais pour arriver à ce que j'obtiens il m'a fallu beaucoup de temps, d'expérimentations, tester différents produits, voir comment ils vieillissent, voir comment ils réagissent aux UV, quelle dilution pour quel résultat. Savoir où acheter les produits qui me conviennent, le plus souvent chez des grossistes pour rester compétitive. Tout ça indépendamment de la création, le "tu me feras la même chose" impliquant de copier. Ce qui est mal du point de vue des droits d'auteur mais contre lequel je ne peux rien. Et donc depuis dix ans je me désolais pour mon fauteuil et m'arrêtais parfois devant les vitrines de boutiques / ateliers de réfection de sièges. Et cet été je me suis penchée sur le côté et j'ai murmuré à mon oreille "tu me fais la même chose". Bref, au final il m'aura fallu un peu plus de deux semaines (et 55 épisodes de "Lost"), pas mal d'argent et beaucoup de temps passé à défaire pour refaire. Je ne suis pas non plus certaine d'avoir choisi les meilleurs matériaux. J'aime beaucoup mon nouveau fauteuil, mais je ne me conseillerais pas pour refaire le votre. Il faudrait que j'aie l'occasion d'en travailler quatre ou cinq autres, au minimum, avant de pouvoir oser penser que je sais ce que je fais. Ça m'apprendra à vouloir me passer d'un professionnel.

travail-1026-copy-copie-2.jpgMais peu importe, puisque les chats ont repris leurs bonnes vieilles habitudes.

Publié dans bricolage

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Mon travail, je m'assieds dessus!

Publié le par anne au pays des girafes

Et en passant, une petite anecdote qui n'a (presque) rien à voir. À Kim Novak qui demandait à Alfred Hitchcock, sur le tournage de "Vertigo", d'avoir un peu plus de considération pour son talent, celui-ci lui répondit "votre talent, vous êtes assise dessus"...
Tout ça parce que ces dernières semaines je suis revenue à mes premiers bricolages, noël aidant on me demande des choses pour les enfants. Dont une chaise (en réalité une chaise et la table qui va avec, mais j'ai ENCORE oublié de prendre des photos...).
La première fois qu'on m'a demandé de faire une chaise, j'ai d'abord dit "oui", avant de me demander "mais comment on fait ça, une chaise?".
C'est vrai, ça a l'air tellement simple qu'on n'y pense jamais. On s'assied dessus. Mais (quand on y pense) on voit un objet fini et pas un assemblage. Des montants verticaux, une assise, un dossier. Effectivement c'est très simple! Et ça ne demande même pas un outillage très spécifique: une scie sauteuse, une perceuse, un foret de 8, et, quand même un petit truc spécial dont je ne connais pas le nom mais qui sert à marquer le bois pour avoir des ajustements bien alignés:
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Et avec 1 plateau horizontal, 1 plateau vertical, 4 montants verticaux, 4 barreaux, 4 montants horizontaux, 8 trous de 18mm de diamètre, 32 trous de 8mm de diamètre et 16 chevilles judicieusement disposés, on peut faire une chaise! Quand j'ai commencé, je tenais à ce que mes barreaux de chaises soient de section carrée, je trouvais que c'étais plus joli. Mais après une centaine de trous carrés faits au ciseau à bois, j'ai renoncé et suis devenue plus pragmatique. Un trou rond ça se fait en quelques secondes, et personne ne voit la différence sauf moi!
Quand on achète un meuble Ikéa les trous sont faits, il suffit juste de trouver quel bout va dans quel trou. Et bien ici, la difficulté est de faire les perçages et que tout s'ajuste bien. C'est à dire: des trous bien perpendiculaires et bien face à face (c'est à ça que sert le petit truc pointu dont je ne connais pas le nom). C'est véritablement la seule difficulté: être précis et rigoureux, sachant que la moindre approximation se répercutera toujours sur l'ensemble de la pièce. Ensuite, on insère les chevilles avec un peu de colle à bois, on assemble les différentes pièces, on s'aide d'une équerre et d'un niveau à bulle afin de vérifier que tout est bien en place, et on serre le tout avec une sangle. Quand, comme sur mon modèle, il y a plusieurs couleurs, il est préférable de peindre avant assemblage. Ici, la structure est peinte, puis assemblée. Les plateau et dossier sont vissés et collés nus, les trous des vis sont bouchés à la pâte à bois, poncés puis peints.
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Et hop!

Publié dans bricolage, pour enfants

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de l'avantage d'être fidèle

Publié le par anne au pays des girafes

J'ai eu 3 appareils photos numériques. Le 1er est mort d'une "erreur E18" (possesseurs de Canon, vous savez que c'est ce qui nous attend tous un jour ou l'autre), le 2ème je l'avais prêté à Job (presqu'aussi mortel qu'une E18), et le 3ème m'a fait une mauvaise blague aujourd'hui. Mais! par chance, j'étais tombé en amour avec mon 1er Ixus 400, ce qui fait qu'ensuite je l'avais racheté. J'avais donc toutes les pièces détachées nécessaires, et même plus, pour tenter une opération de sauvetage de mon appareil chéri. Parce que tout à l'heure, au moment de prendre une photo, rien, pas de réponse, le déclencheur était tout mou. Je dois avouer que j'ai été un peu désemparée, d'autant plus que je venais de voir l'exposition Hokusaï au musée Guimet (parisiens, hâtez vous, ça se termine dimanche!) et que j'étais prise d'un appétit de travail impressionnant. Mon sang n'a fait qu'un tour, j'ai sorti mes petits tourne-vis d'horloger, et sans trembler j'ai ouvert le ventre de mon appareil. Pour corser le tout, j'étais installée par terre, au mépris du danger et de la chute accidentelle d'une petite vis entre les lattes du parquets. L'idée de départ c'était de faire un nettoyage au pinceau, l'hypothèse étant qu'une vague poussière ou pire empêchait le déclencheur de s'enfoncer. Mais rien, après nettoyage ça ne fonctionnait toujours pas. Alors en désespoir de cause j'ai pillé la sépulture de l'appareil n°2, et fait un échange de pièces. Vous pouvez voir ci-dessous la preuve que l'opération s'est bien déroulée avec les premières images post-opératoires! Malgré tout je me demande bien ce qu'est cette petite pièce de plastique qui m'est restée sur les bras après remontage et sans laquelle mon appareil fonctionne quand même...

Publié dans bricolage

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