fou de peinture

Publié le par anne au pays des girafes

Une des grandes émotions de ces derniers jours a été la visite de l'exposition consacrée par le musée Guimet à Hokusaï, joliment sous-titrée "affolé de son art". Je serai brève sur l'exposition elle-même, sachant qu'il ne serait pas gentil de ma part de donner envie à ma foule de lecteurs d'aller voir une exposition qui est... terminée! J'en dirai quand même que lorsqu'il s'agit d'artistes dont l'oeuvre est aussi connue, vue et revue déclinée sur d'innombrables supports, voir les originaux restent une expérience irremplaçable. Je n'oublierai jamais l'émotion qui m'a saisie lorsque j'ai vu mon 1er Mondrian, l'imperfection des aplats de peinture, le tremblement visible des lignes noires, rien à voir avec le graphisme "stud... stud... stud...studio line". Alors on arrête d'être blasé, et allons voir des expos, encore et encore. Dans mon cas, à chaque fois que je sors d'un musée je suis partagée entre une envie frénétique de travailler et un sentiment d'"à quoi bon..."
Le truc chouette avec Hokusaï, c'est qu'il rappelle une règle très simple: il suffit de travailler! Dessiner tous les jours, tous le temps. Il avait des carnets remplis de petits croquis, comme s'il dessinait tout ce qu'il voyait. Il constituait des catalogues de positions, de mouvements, d'expressions. Pendant les 10 dernières années de sa vie, il s'astreignait à faire  un dessin par jour. Alors voilà, je vais faire pareil. Mieux, j'ai déjà commencé. Pas de comparaison avec les habituels "demain j'arrête de fumer" et autre "demain je fais un régime", attention! Ni aucune comparaison avec Hokusaï. Mais il en va du dessin comme de beaucoup de chose, il faut pratiquer, travailler, encore et encore. Hier j'ai sorti ma boite de calligraphie, celui qui n'a jamais préparé son encre de chine ne sait pas ce qu'il rate. En même temps quel heureux homme celui qui pour la première fois expérimentera le frottement du bâton d'encre sur la pierre mouillée, la sensation du grain de la pierre contre la visquosité progressive du bâton, voir l'eau se teinter de volutes noires, et je vais m'arrêter là pour laisser un voile de mystère...

 
L'an dernier j'avais déjà eu un sursaut de ce type dont voilà quelques traces. Mais aujourd'hui c'est différent! Aujourd'hui il y a ce blog, encore une fois c'est comme un contrat moral auquel j'ai souscrit. Donc:

...il va falloir que je travaille...

Publié dans graphisme - dessin

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nK 08/08/2008 00:34

j'aime beaucoup. j'aimerais bien en voir d'autres.