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saturday night fever, part 3

Publié le par anne au pays des girafes

Je viens d'apprendre que je jouais en match d'impro samedi soir. Est-ce que c'est mieux d'être prévenue au dernier moment, et ainsi baliser comme une malade pendant seulement 2 jours, ou bien diluer mon trac sur la durée? Est-ce que le trac est diluable dans le temps? Quoi qu'il en soit, je vais jouer avec et face à des gens que j'aime, dont j'apprécie le jeu et les univers, alors il n'y a vraiment aucune raison de ne pas avoir peur. Si ce n'est de ne pas être à leur niveau. Pour en savoir plus, c'est , et ça se passera samedi 24 janvier au 43 rue du Borrego à 20h, métro Télégraphe ou Porte des Lilas. Si vous n'avez jamais lancé de pantoufle sur un arbitre, c'est le moment d'essayer!

Ci-dessus, une image d'une assise de tabouret que j'ai faite il y aura 3 ans dans 2 semaines. Par le plus grand des hasards, une équipe de tournage d'une émission de déco de la chaine Télé Monte Carlo était venue tourner chez moi. En fait je remplaçais au pied levé une spécialiste de la lasure. Ce qui est assez rigolo parce que je ne fais quasiment pas de lasure... Quoi qu'il en soit, ils avaient tourné un petit sujet chez moi, et j'avais réalisé sous leurs yeux ébahis ce tabouret. Évidemment la dentelle avait été découpée la veille, une soirée entière de boulot... Je n'ai jamais vu l'émission, apparemment ça a été rediffusé sur france 3, parce qu'à un moment mes voisins et ma famille m'ont tous dit "on t'as vue à la télé!", en tout cas ce que j'avais vu sur l'écran de contrôle était vraiment chouette. Tout ça pour dire que ce tabouret symbolise le début d'une époque pour moi, que dans les jours qui ont suivi ce tournage il m'est arrivé plein de jolies choses, et que j'ai la sensation d'être de nouveau dans un moment semblable. Peut être que je suis un chouilla plus mystique que d'habitude, genre "je sens des ondes", mais c'est comme ça. Alors ce tabouret est comme une tête de chapitre, et il faut que je m'occupe du suivant. Un chapitre plein de "piquepiquepique"?

Publié dans improvisation

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devoirs de vacances

Publié le par anne au pays des girafes

Cette semaine j'étais en vacances en Angleterre. Mais comme je suis une "workaholic" (rigolez pas, les amis...), j'avais emporté de quoi bricoler. Et voilà, je me suis lancée dans l'industrie chapelière, j'ai même commencé à former une assistante. Alors, comme d'habitude, j'improvise... un semblant de structure en étoile de mer, mon assistante piquepiquepique directement sur ma tête (en douceur, c'est une bonne assistante!) et voilà! Comme la destinatrice de ce chapeau n'était pas très chaude pour être en photo, je l'accompagne. Comme ça, il y a mise en situation dedans et dehors!Quand j'ai passé mon bac section arts appliqués, je voulais faire de la création textile. Je n'ai pas été admise dans les BTS qui me tentaient, par contre j'ai réussi le concours d'entrée à l' Ecole Nationale de Création Industrielle, autrement plus prestigieuse que les écoles auxquelles j'aspirais. Dans les locaux de cette école,au 48 rue Saint Sabin dans le 11ème, le dernier étage accueille l'Atelier National d'Art Textile où j'allais rêvasser, un endroit magnifique sous les toits. Et aujourd'hui, enfin, je reviens vers les fibres textiles. Quelquefois il faut prendre son temps. Et si je n'étais pas passée par la phase design industrielle, peut être serais-je moins bricoleuse, mélangeuse, expérimentatrice et tout et tout...et si, et si, et si...

Publié dans textile

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diversification

Publié le par anne au pays des girafes

Je suis dingue de tissus. Attention, ne mélangeons pas tout, les fringues je m'en fiche plutôt, en 2008 j'ai acheté UNE robe, et c'était en décembre! Mais les tissus et moi c'est fusionnel. Ma première expérience vaguement érotique c'était en lisant "Au Bonheur des Dames" de Zola... la montée crescendo de l'excitation et du désir des femmes devant la profusion d'étoffes, de matières, de couleurs offerte par ces 1ers Grands Magasins m'avait vraiment troublée, le vertige des sens et la promesse d'être plus belle par le biais des vêtements que deviendraient ces étoffes, j'étais toute étourdie et j'avais 10ans! En cinéma c'était plutôt "Duel au soleil" de King Vidor, ce qui est assez rassurant puisque ça ne me classe pas d'office dans un fétichisme textile systématique! Mais le fait que je vive près du marché Saint Pierre (excellente caverne d'Ali Baba pour tout ce qui est tissus à Paris, je dis ça parce que tout le monde n'est pas parisien) me fait vivre des moments de folie consumériste de temps en temps. Et quelquefois ça tombe bien parce que je m'improvise couturière... pour noël j'ai eu envie d'habiller les filles de mes copines. Vous noterez le choix extrêmement judicieux des étoffes, en effet quoi de mieux qu'une petite cotonnade pour affronter l'hiver? Mais ça n'est pas grave, parce que c'est trop grand et il est possible qu'elle grandisse suffisamment d'ici le printemps, ou mieux! l'été, afin d'être en conformité avec ma robe. Pas de grande fantaisie ni de créativité débridée, mais j'ai bien aimé faire ça. Il y en a deux autres mais je n'ai pas encore les photos. Oh la la, quel sens du teasing, mazette!                                                                                                   
Après ça je me suis prise de passion pour le feutre. L'idée de fabriquer mes propres matériaux, avec mes motifs mes couleurs, de construire un vêtement, un chapeau, un sac, en sculptant la matière, en ajoutant plutôt qu'en recoupant, j'ai envie j'ai envie j'ai envie. Dans la même idée, je fais un parallèle avec un jeu que j'aime beaucoup, le Jeu de go, dans lequel on commence sur un plateau vide, sur lequel les deux joueurs viennent construire leurs territoire. Analogie qui me rassure quant à ma cohérence dans mes élans et puis c'est tout. J'ai trouvé tout le matériel nécessaire ici, des laines cardées et les outils qui vont avec. Des outils qui se résument à une plaque de mousse et des aiguilles crantées, c'est magnifiquement minimaliste! La laine se présente ainsi, dans des couleurs toutes plus belles les unes que les autres.                                                                                                       

Et après traitement, qui se résume à un piquage frénétique de ces fibres avec l'aiguille crantée, les crans entraînant d'abord certaines fibres dans la descente, en entraînent d'autres dans la remontée, les emmêlant ainsi jusqu'à obtention d'une surface dense et uniforme. En mélangeant les laines on obtient des motifs, et voici le début de ce qui va devenir une robe pour ma filleule:                                                    

Bon, je dois admettre que je me suis beaucoup piqué les doigts, à force je vais finir comme la belle au bois dormant. Mais j'ai eu le bon sens de ne pas saigner sur ce blanc immaculé. D'ailleurs, vous pouvez noter une nouvelle fois ce fameux bon sens: une robe en laine, blanche en grande partie!, qui ne se lave qu'à l'eau froide et à la main, ça me semble parfait pour une enfant de 2 ans et demi... Combien de fois me suis-je dis, sur des expos de créateurs "mais des vêtements en cachemire et soie pour des enfants c'est n'importe quoi!". Et bien je fais pareil, et je me fais plaisir, et on s'en fiche c'est pour un cadeau.  




Publié dans textile

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paresse

Publié le par anne au pays des girafes

Il y a des jours où il ne faut pas lutter. Il fait trop froid pour travailler. Le soleil à travers les carreaux ne fait pas longtemps illusion, mais donne un éclat à toute ma maison qui incite à la contemplation. Donc en ce moment je ne fais rien, et j'en tire un grand plaisir. Je fais la planche, il y a du feu dans la cheminée, du soleil sur les murs et sur la couette, deux chats qui ronronnent en harmonie et le dernier Pratchett entre mes mains. Il y a des semaines où il ne faut pas lutter...

Publié dans humeur

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