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une girafe au pays des pompiers

Publié le par anne au pays des girafes

En ce moment je suis une formation chiantissime, à propos de sécurité incendie et de normes de construction concernant les "établissements recevant du public" et les "immeubles de grande hauteur". Et j'ai trouvé le moyen de dégoter dans mes photos de vacances une image illustrant ce sujet à la manière du Pays des Girafes!

Pourquoi, me direz vous, me suis-je embarquée dans une galère pareille? Alors voilà: Il était une fois une girafe qui par le plus grand des hasards et des accidents d'aiguillage avait eu l'occasion de suivre une formation qui s'appelait à l'époque ERP1 (pour Établissement Recevant du Public niveau 1). En fait c'est le diplôme qui permet d'exercer en temps qu'agent de sécurité incendie. Pas tout à fait mon truc. Mais le formateur, après discussion sur mon parcours, m'avait encouragée à continuer jusqu'au niveau 3 afin de pouvoir intervenir comme consultante dans des cabinets d'architectes. Parce que j'adore toutes les contraintes techniques lorsqu'elles sont utilisées avec grâce plutôt que comme un fardeau. Au lieu de modifier des projets après-coup afin qu'ils passent le barrage des commissions de sécurité, pourquoi ne pas intégrer toutes les contraintes de sécurité au moment de la conception? Et aujourd'hui, je passe le niveau 2. Ça a changé de nom, et malheureusement ça a aussi changé de contenu. Je suis donc en train d'apprendre du management (le formateur n'a que ce mot à la bouche, au secours!!!) afin de devenir chef d'équipe. Le temps que je trouve un financement pour ce truc, et je suis en train de faire une formation pour un boulot que je ne ferai JAMAIS! Parce que pour pouvoir accéder au niveau 3, il faudrait que j'exerce pendant un an dans un PC de sécurité incendie, déguisée en pseudo pompier avec polo rouge, rangers, énorme trousseau de clés à la ceinture et talkie-walkie. Dans la famille "erreur de parcours" j'ai pioché TOUTE la famille d'un coup... Sinon, j'aime bien cette photo...

Publié dans humeur

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poésie la tête en bas

Publié le par anne au pays des girafes

"La Mer; les Dunes. la Mer; les Dunes. la Mer; les Dunes. la Mer; les Dunes. la Mer; les Dunes. Plus vite! La Mer les Dunes la Mer les Dunes la Mer les Dunes la Mer... Il tombe étourdi. Le Ciel"

KiwiStarryManuTorseNu, Ahipura, octobre 2008

Et, parce que ça ne va pas très fort en ce moment, un petit conte du même Kiwi qui m'est dédié:

"Il était une fois une fleur, cette fleur était très colorée mais une méchante tulipe était jalouse et lui vola sa couleur. Notre petite fleur était désormais blanche, comme neige, et la tulipe se vantait de son jaune, son rouge, son vert, son violet, son rose,... elle était plus que colorée elle était bariolée et tout le monde la moquait alors que la fleur si blanche désormais épatait tout le monde. La Couleur ne fait rien, c'est à l'intérieur Toto!"

C'est très joli, Kiwi, mais ça ne se passe pas comme ça dans la vraie vie.

Publié dans humeur

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dentellière de papier

Publié le par anne au pays des girafes

Et pour me détendre, entre deux séances de travail pour le spectacle d'impro de samedi, voilà à quoi je m'adonne... Je m'étais déjà promis (dans ces pages!) de ne plus jamais faire de dentelle de papier. Mais en fait, même si à chaque fois je me prends la tête entre les mains en disant "mais c'est vraiment un boulot de dingue...", j'aime vraiment faire ça. J'aime comment le temps passe différemment quand je me consacre à une tâche aussi minutieuse. J'aime ne pas penser à la notion de rendement, d'efficacité et de tarif-horaire. Je sais bien qu'il serait possible de programmer une découpe assistée par ordinateur, ou je ne sais pas trop quoi d'autre. Mais quand je fais ce travail, je pense aux katagamis japonais, pochoirs qui servaient à l'impression de tissus au XIIIème siècle, dont certains sont d'une minutie et d'une finesse merveilleuse. Et j'aime perpétuer ce geste, même si mon scalpel d'acier n'est pas très traditionnel. Quant à vous montrer à quel meuble je destine ce traitement, il faudra être patient, car il y a plusieurs jours de travail avant de pouvoir utiliser cette dentelle...

Publié dans création

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en garde à vue

Publié le par anne au pays des girafes


Quelques lecteurs ont eu la gentillesse de se plaindre de ma baisse de rythme. Mais c'est à cause de ces trognes que je n'ai plus le temps de rien! Ils joueront samedi soir un spectacle d'improvisation théâtrale dont j'assume l'organisation. Alors ils faut les chouchouter, les rassurer, leur dire que c'est eux que je veux sur scène, et personne d'autre. Mais samedi, il y aura de l'outrage aux moeurs, du tapage nocturne, des identifications de témoins, des poursuites, des interrogatoires, des rapports de police tapés à un doigt, de la sécurité routière, un bal de la police, des fonds pour les veuves et les orphelins, et tellement d'autres choses dont je ne sais rien, à la fois parce que je ne suis pas encore prête, et aussi parce c'est de l'improvisation!

Publié dans improvisation

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rêves de lapins

Publié le par anne au pays des girafes


Voilà plusieurs nuits que mes rêves sont peuplés de lapins... des lapins bizarres, un peu tristes, un peu inquiets. Des lapins qui n'ont pas vraiment leur place dans mon bestiaire.  Je leur fais quand même une petite place ici, après tout une fois entrés dans le Pays des Girafes peut être retrouveront-ils le sourire et des couleurs?

Publié dans graphisme - dessin

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Entièrement à Demy

Publié le par anne au pays des girafes

A chaque fois c'est pareil. A chaque fois je sais qu'il ne faudrait pas, et pourtant je ne peux pas résister. Il y a trois jours j'ai encore regardé "Les parapluies de Cherbourg". Et j'ai été bouleversée, comme à chaque fois. J'ai alors eu l'idée saugrenue de vouloir raconter cette émotion, comment ma découverte de ce film a accompagné la naissance de mon goût pour la couleur. Raconter combien j'admire inconditionnellement Jacques Demy pour le courage de ses choix face aux conventions, la cohérence de son oeuvre, son intégrité, ses convictions, même si parler de courage en matière de cinéma peut sembler excessif. Raconter mon expérience il y a 20 ans dans une chambre d'hôtel à Montréal, où l'adolescente cinéphage que j'étais découvrait les joies du câble grâce auquel on pouvait voir des films à toute heure. Et lorsque mes copains de classe se sont déchainés contre "les parapluies...", rivalisant de quolibets, sans parler du sempiternel "...passe moi le sel..." en chanson... je me souviens m'être sentie courageuse d'aimer Jacques Demy, et d'avoir vraiment eu mal, à la fois de voir ce film magnifique ridiculisé, et de réaliser que mes amis ne comprenaient pas, ne ressentaient pas à quel point cette histoire était tragiquement ordinaire. Et puis en me relisant je me suis trouvée pédante. Je l'aime, ce film, c'est tout.
 "le marchand de couleurs s'il vous plait?"..."c'est la porte à côté!" Je veux être la marchande de couleurs depuis cet instant. Quand je le revois aujourd'hui, c'est comme si j'avais tout appris sur les couleurs, les associations, les contrastes, comme si mon oeil avait été éduqué par ce film. Le soin apporté aux décors, aux moindres détails, raconte autant de choses que les dialogues et les regards. L'univers coloré est riche, audacieux. Chaque détail en fait comme un écrin au bonheur, et pourtant le bonheur s'est enfui. La robe rouge de la prostituée se fond avec le mur du même rouge d'un bar devenu glauque, la robe de grossesse de Geneviève est du même dessin que les murs de sa chambre, et aussi joyeuse que soit la robe de Madeleine, elle en fait aussi un simple élément du décor.
Elles sont prisonnières de leurs vies. Les rayures sont omniprésentes, comme une trame dont on ne peut s'extirper, comme les barreaux d'une jolie prison dont on ne pourra jamais sortir, qu'on se construit soi même. Une prison rose, discrète et dont on est la souveraine, mais une prison quand même. D'ailleurs le choix de la palette colorée n'est pas un masque mais plutôt un révélateur.  Pédante, je vous l'avais bien dit... Quel drôle de truc que cet internet où tout le monde peut donner son avis sur tout...Il neige sur Cherbourg et la ville est comme recouverte de cendres.
C'est une des plus belles fin de film à mon goût, à égalité avec son pendant serein et apaisé, les dernières images de "La fièvre dans le sang" d'Elia Kazan.
Ironie de la journée, la programmation de TCM faisait suivre "Les parapluies de Cherbourg" par "Nous nous sommes tant aimés" d'Ettore Scola. Encore une énorme vague d'émotion, encore une histoire de vies râtées, d'erreurs sans retour et de rêves trahis. Le temps d'une brève scène je me souviens d'où me vient mon amour des photomatons. Je n'ai pas beaucoup bossé ce jour là...

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songe d'une nuit d'hiver

Publié le par anne au pays des girafes

 

C'est un lieu plutôt ordinaire. L'été après avoir couru j'y dessine les basketteurs et les autres coureurs. Avec des résultats pas très heureux, mais je persiste. J'aime bien l'ambiance de l'éclairage d'hiver, l'orange de la piste rendu spectaculaire par la lumière des projecteurs me réchauffe l'oeil et me donne envie de faire des images.

L'hiver dernier, par la grâce d'une erreur de manipulation j'avais pris cette photo dont j'aime beaucoup l'ambiance. Et depuis, lorsque j'en ai fini avec mes tours de piste, je cherche des images, d'autres visions surprenantes. Forcément, quand on guette la surprise, elle se fait désirer. Parce que le truc avec la surprise, c'est qu'elle est inattendue...  aussi quelle joie de découvrir sur mon écran ce bosquet féérique. Comme si Titania et Obéron avaient installé leurs quartiers d'hiver dans le 18ème et me permettaient le temps d'une ouverture de diaphragme d'y jeter un oeil.


Un de ces jours j'essaierai de me laisser enfermer dans le stade pour la nuit, et avec de la patience et de la chance je verrai peut être ça... (c'est un tableau de John Anster Fitzgerald, pas moyen de trouver une image plus grande avec le cadre ramifié que je trouve magnifique).

Publié dans photographie

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Mathieu Boogaerts sait parler aux filles

Publié le par anne au pays des girafes

Mercredi soir à l'entrainement d'impro, un exercice à priori simple a soulevé des interrogations troublantes. Il fallait raconter, jouer  et ressentir un grand bonheur pendant 1'30". Il y a ceux qui ont incarné un personnage adulte, en choisissant d'abord de raconter combien sa vie était pourrie afin de faire ressortir la relativité du bonheur. Et ceux d'entre nous qui ont choisi de raconter un vrai, un immense bonheur se sont réfugiés dans un personnage d'enfant. Comme si c'était difficile pour un adulte d'avoir le coeur prêt à exploser de joie. J'espère qu'on s'est trompé.
Et ce soir, au milieu des centaines de sollicitations visuelles qui essayent d'attirer mon attention dans la ville, au risque de provoquer un total désintérêt, mon oeil c'est arrêté sur cette jolie déclaration. Moi aussi, je vous aime, Mathieu Boogaerts.

Publié dans humeur

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apprendre la vie avec une tueuse de lapin

Publié le par anne au pays des girafes

Ça fait un petit moment qu'elle est dans les parages, la tueuse de lapins, j'avais fait ma première esquisse en randonnée dans les pyrénées... et ce dessin est assez exemplaire d'une difficulté à laquelle je suis parfois confrontée et qui n'est pas contradictoire avec mon apologie de l'heureux accident. Oui, quelquefois on fait une erreur qui s'avère être intéressante, parfois plus que l'effet recherché, et on peut changer de direction en court de route. Ça ressemble un peu à l'impro: on a une idée, un canevas de départ, mais la rencontre avec l'idée du partenaire est quelquefois plus intéressante que ce qu'on avait en tête, et il faut sauter sur l'occasion. Mais c'est valable lorsqu'on sait exactement ce que l'on veut faire. Par contre avec ma tueuse de lapin, depuis le début je n'ai pas une idée précise du résultat final. Et je l'espère un peu trop fort, l'accident miraculeux et inattendu. Au départ, j'avais ça:

La gamine était un peu trop mièvre, mais j'aimais bien l'homme-caillou. J'ai diabolisé la petite, en conservant un code couleur tartignole, et ça a donné ça, que j'ai déjà publié:

J'aime beaucoup le zoom sur la tête du pov'lapin. Mais comme je n'avais pas d'idée précise au départ, je ne sais pas quand dire "c'est fini". Je crois que je pourrais proposer des dizaines de versions de cette image! D'ailleurs, pourquoi pas?

Publié dans création

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déclinaisons et psychologies.com

Publié le par anne au pays des girafes


L'image de moi que j'ai bricolée la semaine dernière, c'était pour illustrer un portrait de bloggeuse que vous pouvez lire ici. C'est rigolo d'être interviewée en tant que bloggeuse, alors que cet univers m'est encore tellement inconnu, je me demande combien de temps je me sentirai débutante? J'aimerais rectifier un truc que j'ai dit mais c'est trop tard... c'est écrit, il faut faire avec. En tout cas en faisant l'image j'ai bien aimé revenir sur des décors déjà existants, et les réutiliser, et être surprise par des accidents inattendus et imprévus. Donc voilà de nouvelles explorations de ce qui fut un jour une assise de tabouret.

Publié dans création

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