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chirurgie plastique sur girafe consentante

Publié le par anne au pays des girafes

Pour les besoins d'un truc dont je parlerai la semaine prochaine, on m'a demandé une photo de moi. Forcément dans ces moments là, ça devient un problème d'envergure internationale, que dis-je... interplanétaire! Qu'est-ce qu'il faut qu'elle raconte, cette photo? J'ai envie d'avoir l'air sympa, rigolote, pas trop narcissique ou superficielle mais jolie quand même, inspirer confiance, et patati et patata... Ensuite je regarde dans mes fichiers, et patatras! il n'y en a aucune qui corresponde à tout ça...  Au final j'ai bricolé une image en me servant de bouts de mon travail. Par exemple ici on retrouve une assise de chaise, les pieds d'une table de nuit, une porte de placard, un côté de lampe, un petit bout d'assise de tabouret, une pièce d'échecs, une gluche, Frank et tout un tas d'autres bestioles. Au final, sur cette image tout sauf ma tête sort de mes petits doigts agiles. En fait je crois que j'aimerais vraiment avoir ce manteau et ces collants! J'admets aussi que quelle que soit la manière, j'ai des cheveux pas facile, mais j'ai préféré ne pas tricher... Bref, je me suis bien amusée, et en plus je pense qu'il y a matière à en faire d'autres!

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la girafe s'intéresse au monde extérieur

Publié le par anne au pays des girafes


Obama '08 - Vote For Hope from MC Yogi on Vimeo.
Puisque j'ai mis un pied en dehors du pays des Girafes, j'en profite pour m'intéresser au reste du monde et partager ce clip que j'ai découvert sur le blog plein de drôlerie, d'énergie, d'enthousiasme et de curiosité d'un français installé aux USA. Ce clip, je le trouve très beau, plein d'espoir et d'idéalisme. ça* peut avoir l'air idiot, l'idéalisme, mais je n'ai toujours pas l'intention d'y renoncer. C'est pas tout ça, mais il faut que je rentre m'occuper des poules...
*toujours personne pour m'expliquer comment on fait le "ç" en majuscule?

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parenthèse pour le drôle d'anniversaire du samu social

Publié le par anne au pays des girafes

Il y a une question qu'on me pose régulièrement par le biais de ce blog. Une question à laquelle je ne réponds jamais, pas parce que je suis gênée ou pour mentir, mais parce que j'ai choisi de raconter ici uniquement le côté ensoleillé de la rue. Je l'aime bien, cette version de ma vie où je ne fais que ce que j'aime, et où je ne vis que des jolies choses. Mais parce que j'ai assisté à un évènement qui m'a écoeurée, et que pour le raconter je dois poser le décor, on va traverser la rue. Cette question c'est "est-ce que tu vis de ton travail?". J'y répondrai indirectement en disant que j'ai un boulot alimentaire...  Par le biais de ce travail, j'ai eu l'occasion d'assister à la soirée organisée au musée d'Orsay pour les 15 ans du samu social. Pour donner plus de matière au décor, il faut savoir que tous les soirs à partir de 19h, les arcades qui bordent le côté rue de lille du musée d'Orsay sont investies par une vingtaine de sans-abris qui s'y installent à l'abri des intempéries et des regards, parvenant presque à se créer un semblant d'intimité. Forcément, hier soir ils étaient là. Et de l'autre côté du mur, à l'intérieur, 400 invités triés sur le volet se réjouissaient de voir leur nom associé au dispositif "samu social". Comme je suis un petit peu naïve, j'avais imaginé que les invités à cette soirée d'anniversaire (visite de l'exposition pastels et cocktail) seraient les acteurs du samu social. Ceux qui sont confrontés à la réalité, les bénévoles, les infirmiers, les travailleurs sociaux. Et bien heureusement que j'ai conscience d'être naïve... parce qu'hier soir il n'y avait que les gens qui donnent de l'argent, les présidents de L'Oréal, Hermès, Publicis, France Telecom, Siemens, Veolia, Europ Assistance, la Macif, Christine Boutin (Rachida Dati s'est excusée au dernier moment), des préfets et des sous-préfets et j'en passe, ils étaient tous tellement satisfaits et convaincus de leur légitimité que j'en ai eu les larmes aux yeux. Larmes et colère que j'ai dû ravaler, parce que j'ai besoin de ce travail...  et être sensible à l'ironie de la situation ne la rendait pas moins insupportable. Pendant ce temps les sans-abris de la rue de lille s'installaient pour la nuit, inconscients de l'opportunité qui s'offraient à eux d'aller remercier les gens qui comptent.

Publié dans humeur

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la bienveillance de Frank

Publié le par anne au pays des girafes

Grâce à moi, une petite fille n'aura pas ce qu'elle voulait pour son anniversaire... Je n'ai aucune idée de ce que veut une petite fille de 4 ans, mais ça ne peut pas être un tableau noir habité par plein de Frank la Poule*. Simplement parce qu'elle n'en a jamais vu. En ce qui me concerne (et oui, on en revient toujours à ça: MOI) je n'ai pas oublié ma déception lorsqu'à noël 1986, déballant ce que j'espérais être un album de Dépêche Mode je découvris un vinyl de Sarah Vaughn... Aujourd'hui, je n'ai aucune idée du titre de cet album de Dépêche Mode tant convoité, alors que je chante encore sous ma douche "perdido" ou "black coffee". Mais je n'ai pas oublié le désappointement. Alors peut être que dans quelques années cette petite fille se souviendra qu'elle a appris à écrire avec Frank. ça me ferait plaisir (quelqu'un sait comment on fait un "ç" en majuscule?).
*Il est probable que vous soyez troublé par la contradiction entre le singulier "Frank la Poule" et la multitude de poules concernées. Je peux le comprendre. Pourtant c'est comme ça, Frank la Poule est unique, quel que soit le nombre. Pareil que les Borgs dans Star Trek Next Generation...

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en cours

Publié le par anne au pays des girafes

Ces derniers jours, même à hauteur de girafe, je vois des poules partout...la suite mardi!

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c'est dans l'air

Publié le par anne au pays des girafes



Sur le fil dérisoire (emp
runt à Vincent Roca), il y a certaines images, certaines idées dont on est persuadé d'être l'auteur, et lorsqu'on lève un petit peu le nez sur le monde extérieur, on réalise qu'on a tous les mêmes idées en même temps. Comme si elles étaient présentes dans l'air que je respire. Comme si je n'était qu'un vecteur de diffusion. C'est mon égo de créatrice qui en prend un coup... Je peux aussi choisir de croire que les idées me choisissent comme vecteur, et arrive tant bien que mal à faire cohabiter humilité et prétention.

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le kiwi qui vivait la tête en bas

Publié le par anne au pays des girafes

Je mange deux kiwis tous les matins. Je sais, c'est excitant comme information... Mais je ne suis pas vraiment en confiance, on relève de plus en plus de réactions allergiques à ces jolis fruits, aussi bien provoquées par la chair que par les petits poils de la peau. Et, vous verriez à quoi je ressemble quand je mange des fraises, vous comprendriez mes craintes. La dernière fois que j'ai eu un problème, je me suis retrouvée aux urgences à l'Hôtel Dieu. Lorsque la réceptionniste a levé les yeux sur moi, elle a juste dit "... ah ouais!..." sur le ton de celle qui en a vu beaucoup mais qui peut encore être impressionnée. Tout ça pour dire que j'aime les kiwis, mais je me méfie. Pourtant il y a un kiwi qui ne me fera jamais de tort, ni urticaire, ni oedème, ni chagrin, un kiwi qui sait être simplement là. Il s'appelle StarryManuTorseNu, et il est parti vivre en Nouvelle Zélande parce qu'il est adepte du monokini. Lorsque nous faisions de l'impro ensemble,il avait la fâcheuse tendance de menacer de se mettre torse nu. Des promesses, toujours des promesses...Mais lorsqu'on vit la tête en bas, forcément les T-shirts, sous le coup de l'attraction terrestre inversée, dévoilent les torses tout naturellement, et on peut s'adonner au monokini sur le mode "j'ai pas fait exprès".
Il est parti vivre de l'autre côté du monde, creuser des trous et repeindre des barrières en sifflotant.  Il est le dernier humain sur terre qui écrit des lettres papier! Il ne le sait pas lui-même, mais il ressemble aux personnages des romans de Jim Harrison, qui construisent des routes et creusent des tranchées lorsqu'ils ont besoin se perdre (et ainsi se retrouver) dans un état de simplicité presque primitif, pour se reconnecter à ce qu'ils veulent réellement de la vie, et pour sentir la vie et la nature les traverser, les intégrer. Bref, il a beau avoir un nom un peu alambiqué, ce StarryKiwiManuTorseNu, c'est mon ami. Je vous l'avais dit, que ce serait passionnant...

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l'agenda du lézard

Publié le par anne au pays des girafes


Il y a quelques semaines j'essayais assez laborieusement d'offrir un logo à l'association dans laquelle je fais de l'improvisation. J'en ai fait, des esquisses, sans jamais rien trouver de satisfaisant. Et puis à la rentrée, quelle coïncidence!!! il y avait un graphiste chez les débutants. Après discussion, je lui ai passé mes bouts de croquis, mes feuilles de carnets arrachées, mes fragments de trucs et de machins. Et quelques jours plus tard, parce qu'il est efficace et professionnel, il nous offrait un YPQA rigolo et spectaculaire. En disant "je n'ai fait que remettre au propre les dessins de Poussinette, parce que je trouvais que c'était une bonne idée" (Poussinette c'est moi dans certains endroits et moments de ma vie), qu'est-ce qu'il est gentil.... Et pour le truc de remettre au propre ça n'est pas vrai, il a tout fait tout seul!! Il, c'est Guillaume, aussi connu dans le milieu de l'impro comme Monsieur Sérieux. Si vous étudiez sérieusement les documents ci-dessus, vous verrez qu'il devrait jouer pour la 1ère fois le 5 février. Tout ça pour dire qu'ensuite, j'ai utilisé son logo pour proposer un flyer, avec l'envie qu'il ne finisse pas à la poubelle mais plutôt punaisé à un mur. Et que l'air de rien, alors que j'avais prévu, et envie, d'écrire sur mon ami StarryKiwiTorseNu, et bien ça fait plusieurs jours que je me consacre exclusivement à ce lézard fou, que je perds des fichiers pas enregistrés, que photoshop décide de vivre sa vie et de faire des trucs que je ne lui ai pas demandé (si!!!). Donc je ne travaille pas sur mes projets persos, donc je ne publie pas beaucoup, donc vous ne venez plus me lire, donc...  oh la la, j'en ai la tête qui tourne.

Publié dans improvisation

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substance

Publié le par anne au pays des girafes

Expérience du jour: les yeux dans le vague boulevard Saint Germain, perdue dans mes pensées, les gens qui passent autour de moi ne sont que des taches de couleurs (toutes ces nuances de gris vaguement colorés...), les voitures sont des bruits, je suis en mode "tournée vers l'intérieur". Le monde qui m'entoure n'a pas vraiment de substance. Je suis bloublou, le monde est flou et je voudrais être ailleurs. Soudain un mot très net traverse mon champs visuel. Un mot qui me redonne de la substance: Pollock! écrit à l'avant d'un autobus pour signaler une exposition à venir. Le contraste est tellement saisissant, et l'expérience tellement littérale! Comme si ce simple nom écrit me ramenait à une conscience aïgue du monde, annonciateur d'émotions qui ne manqueront pas d'être au rendez-vous lorsque j'irai voir cette exposition. Parce qu'il m'est arrivée de rester des heures devant un Pollock à Beaubourg, comme en équilibre au bord d'une faille. Parce que je suis avide de cette intensité émotionnelle. Parce que j'ai la grande chance (et le grand tort) d'être principalement gouvernée par mes émotions, et que face à une oeuvre d'art, en tout cas en ce qui me concerne, l'émotion est pure, intense, pas entâchée de tous les compromis et à-peu-près dont il faut s'accommoder au quotidien, dans les rapports humains ordinaires.
 
Je pensais il y a quelques jours à tout ce que je n'ai pas le temps de faire. Mais il suffit que je m'arrête un peu sur tout ce que j'ai pu VOIR ces dernières années, je suis de nouveau émerveillée, chavirée, bouleversée. Nicolas de Staël, Max Beckmann, Otto Dix, les Nabis il y a au moins 15 ans au Grand Palais, ensuite Bonnard et son bonheur tranquille, la sensualité joyeuse de Vuillard, et l'amour de Maurice Denis pour Marthe, Tinguely (ma première expo à Beaubourg), les Surréalistes, qui m'ont donné des cauchemars pendant des semaines!Gauguin, Modigliani (au Sénat, quel drôle d'idée de faire la queue dehors puis devant chaque toile!), Dubuffet, les dessins de Léonard de Vinci, les enluminures iraniennes, l'appétit de travail et de recherche chez Piet Mondrian, la vigueur presque terrifiante de Picasso (qui vient de démarrer au Grand Palais, pour une fois je ne parle pas d'un truc qui est terminé). Et si je regrette d'avoir raté Ingres, je sais qu'à ce moment là ma vie était tellement jolie que je pouvais me passer d'art. Je me sens de nouveau étourdie, je me souviens de qui m'accompagnait, je ressens encore les émotions qui m'ont traversées. J'ai même vécue une expérience qui a été identifiée par Stendhal, qui se demandait: "peut-on mourir d'art?" et qui porte d'ailleurs son nom: le syndrôme de Stendhal. C'est lorsqu'on est submergé par l'intensité des émotions provoquées par une oeuvre d'art, et que l'on fait un malaise. Je me suis évanouie en voyant des toiles de Mark Rothko, comme éperdue de beauté! D'ailleurs c'est presque une malédiction puisqu'aujourd'hui j'espère toujours être de nouveau emportée par cette déferlante d' émotions qui est quelquefois considérée comme une maladie (cherchez "syndrôme de stendhal sur google, c'est édifiant). Ici, une accumulation non exhaustive des merveilles vues depuis que je vis à Paris:


Et même si parfois je me sens un peu découragée, parce qu'eux et moi on ne joue pas dans la même cour, chaque expo, chaque découverte, chaque surprise me donne envie de travailler, à mon échelle, me donne de l'appétit et de la force pour la vie, le désir de mettre de la beauté (même si aujourd'hui je me contente de "joliesse". La beauté, c'est dur!).
Et, Laetitia (oui, toi au fond à gauche, je te parle!) on s'en fiche de ne rien y connaître. Le plus important c'est de ressentir. C'est drôle, ça ressemble au processus de la psychothérapie: comprendre, c'est à la portée de tout le monde, à peu près. C'est lorsqu'on associe la compréhension au ressenti que les choses se débloquent, dans mon expérience en tout cas.
Alors c'est avec fébrilité que j'attends 2009, car Odilon Redon et James Ensor seront à l'honneur à Paris! Et Odilon Redon, oh la la!!!

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un bel endroit

Publié le par anne au pays des girafes

Tous les jours je pense avec regrets à toutes les choses que j'aimerais faire, que je devrais faire et que je ne fais pas. Parce que les journées sont trop courtes, parce que certaines choses sont plus jolies si elles sont partagées, parce que je ne maîtrise pas tout. Alors aujourd'hui je n'ai pas travaillé la guitare, je n'ai pas travaillé l'italien ni le russe, je n'ai pas écrit,  je n'ai pas fini le joli pantalon qui ira si bien avec... des trucs qui ne sont plus de saison, je n'ai pas fait la vaisselle, et patati et patata. Comme tout le monde je suppose. Mais hier j'ai découvert un lieu épatant, pour regarder, pour papoter, pour dessiner. La Cité de l'Architecture et du patrimoine, place du Trocadéro à Paris! Il y a une immense galerie emplie de moulages d'architectures de différentes époques, des monstres, des gargouilles, des rois et reines, des grotesques, des bas-reliefs, des "je ne sais pas quoi", tout un catalogue de visages, de postures, de styles, de quoi dessiner pendant des mois! Que dis-je, des années car les changements de lumières et de points de vue multiplient à l'infini les possibilités offertes par ce lieu. Et on peut rester des heures au même endroit sans voir personne sauf un surveillant curieux (et peut être même intéressé!).Tout ça avec une amoureuse d'Alexandre Dumas, on n'est pas loin du bonheur!

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