Jeudi 2 juillet 2009
C'est tout à fait par hasard que j'ai trouvé une nouvelle voie pour mon travail. J'ai récupéré un énorme câble électrique, dont je voulais seulement utiliser
les brins de cuivre qui se trouvaient à l'intérieur. Sept brins de cuivre sur 5 mètres, ça fait 35 mètres, au moins 5 ou 6 lampes, une véritable aubaine! Mais j'ai découvert entre les 2 gaines
qui entouraient le cuivre un ruban de cuivre, d'environ 6 cm de large qui s'entortillait autour de la gaine intérieure. Je me suis immédiatement imaginée en train de découper au scalpel des
dentelles de la même manière que ce que je fais avec le papier. Mais en creusant un peu le sujet, j'ai envisagé de tester la gravure à l'acide. Et une fois de plus j'ai improvisé en faisant
marcher le bon sens plutôt qu'en suivant au pied de la lettre les procédures conseillées. Après tout, il s'agit de protéger le dessin qu'on veut conserver et de laisser à nu la matière qu'on veut
voir attaquée par l'acide. Alors j'ai dessiné mes motifs avec de la peinture acrylique plutôt qu'avec un vernis à graver spécifique. J'ai utilisé pour ça un tire-ligne que ma maman m'avait acheté
en 1986 pour la somme astronomique de 200 francs mais qui a fait ses preuves puisqu'il est toujours dans ma caisse à outils! J'ai ensuite recouvert le dos de mes morceaux de cuivre de ruban
adhésif transparent plutôt que du même vernis à graver. Parce qu'il me fallait du vernis transparent pour le dos, afin de voir quand la matière avait totalement disparu, et du vernis sombre (au
bitume par exemple) pour bien voir mes tracés. Puis j'ai mis le cuivre dans un bain de perchlorure de fer, qu'on trouve plutôt dans les boutiques de composants électroniques. Et j'ai attendu.
Pendant que le perchlorure de fer faisait tout le travail ou presque!
Et voilà ce que le bain d'acide m'a donné. Une dentelle aussi fine que celle en papier, beaucoup plus facile à réaliser et bien
plus solide pendant la manipulation. Et j'ai l'impression d'avoir ouvert une porte sur un monde riche et vaste, puisqu'une fois de plus par hasard j'ai tâché un torchon blanc avec le perchlorure
de fer, et le résultat est magnifique! Pendant que j'écris, des papiers sont à leur tour immergés dans le perchlorure, on verra bien ce que ça donne!
Par anne au pays des girafes
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Publié dans : création
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Communauté : L'art et la manière
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Il y a près d'un mois que j'ai découvert le feutrage de laine cardée, et je bricole, je tâtonne, j'expérimente, tout ce que j'aime! Je continue de (tenter de) faire des chapeaux,
parce que ce sont de petites pièces, et aussi hasardeux que soit le résultat le temps que j'y consacre reste raisonnable au regard des résultats obtenus... Premier constat: c'est difficile
d'évaluer la taille! J'ai fait 5 chapeaux, celui qui était destiné à Juliette est à peu près à la bonne taille. Les autres sont immenses! J'apprends aussi à rester patiente, car une fois que la
laine est bien feutrée, uniforme, passée à la vapeur d'un fer à repasser, il est difficile, voire impossible d'y raccorder des morceaux. Il faut donc laisser l'ensemble dans un état
intermédiaire jusqu'à la fin, et il est donc difficile de se faire une idée précise du résultat. Comme si ça restait un brouillon jusqu'au bout. Ensuite, chaque zone "approximative" le devient
encore plus après un passage dans l'eau très chaude. Alors même s'il est conseillé de ne laver qu'à l'eau froide, c'est une faiblesse sur laquelle je ne peux pas fermer les yeux. Quoi qu'il en
soit, les chapeaux ce n'est qu'un support d'expériences. Parce que c'est un travail très précis, modeler des volumes non développables ne s'improvise pas, et surtout je découvre des textures et
des matières qui me semblent très intéressantes pour travailler la lumière!
Détail supplémentaire auquel j'attache de l'importance: je me fournis chez Pain d'épices, passage Jouffroy (j'en parle plus précisément